Martine Storti

A propos de « L’arrivée de mon père en France »


Par Thetapress

Par Thetapress

Martine Storti : « A l’époque, les tracts étaient écrits par des hommes mais tapés par les femmes ! »

Un soir à Sarzane, 2008

Un soir à Sarzane A Pise il pleuvait. Mais en arrivant à Sarzane, dans l’après-midi de ce 5 juin 2008, le soleil fit son apparition. Un soleil agréable, bienveillant, avec juste ce qu’il faut de chaleur pour flâner dans les ruelles de la si charmante bourgade, pour s’offrir une glace au café Costituzionale, pour regarder les enfants courir sur la place Matteotti. Cette place, j’allais la retrouver un peu plus tard, à la tombée du jour, et pour la première fois pénétrer dans la mairie et même dans la  sala del consiglio, lambris, plafond peint, portraits des gloires sarzanaises, et ces personnes inconnues, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, gens de Sarzane, venus là, dans le cadre de la semaine Libri per  strada… Venus pour quoi exactement ? Pour m’entendre parler d’un livre qu’ils n’ont pas lu, puisque pas traduit en italien, de ce que ce livre dit de Sarzane, de ce qu’une fille dit de son père, son père l’italien parti de là au...

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Je suis une femme, pourquoi pas vous?

Ce livre, qui reprend une partie des articles que j’ai publiés dans Libération, commence à la fin de l’année 1974, parce que c’est à ce moment-là que je suis entrée à Libération. J’aurais pu dire « devenue journaliste à Libération », mais le mot « entrée » me semble plus adéquat. Certes, on n’entrait pas à Libé comme dans les ordres, cependant on n’y allait pas juste pour être journaliste ou pour avoir un gagne-pain, fort modique d’ailleurs !
Je suis une femme pourquoi pas vous ?
1974-1979 : Quand je racontais le mouvement des femmes dans Libération
Ed Michel de Maule, Mars 2010
EXTRAITS DE L’AVANT PROPOS

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Femmes afghanes…Taliban

Résolution adoptée par 200 organisations de défense des droits des femmes et de la société civile afghaneHôtel Intercontinental – Kaboul, Afghanistan, le 25 janvier 2010 Le 28 janvier 2010 va se tenir à Londres une conférence au cours de laquelle sera discuté un plan de négociation avec les taliban. Nous, ici réunis, organisations de défense des droits des femmes et de la société civile afghane, participant à ce rassemblement historique, avons acté les points suivants : 1.      En vertu du fait que les taliban ont de façon permanente violé les droits des hommes et des femmes de notre pays, et ce, pendant et après qu’ils ont été au pouvoir, nous exprimons clairement et fermement notre objection à toute négociation avec les taliban. 2.      Nous voulons la paix et la sécurité dans notre pays, mais nous affirmons que la Constitution afghane et la Déclaration internationale des Droits de l’Homme ne sauraient, en aucun cas, être soumises à un marchandage.3.      Nul, y compris l’Etat afghan, n’a le droit...

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La somme de nos lâchetés particulières 2009

Article paru dans Libération du 21 février 2009

« La somme de nos lâchetés particulières »

Samedi, « Monsieur le flic… »
Le héros du dernier film de Costa Gavras, Eden à l’Ouest, prépare son entrée en France en apprenant la langue de ce pays qui, espère-t-il, va l’accueillir à bras ouverts. Il s’exerce notamment à dire correctement : « merci monsieur l’agent ». Sage précaution. Mon père, lui, a appris le français sur le tas, c’est-à-dire à l’usine, dans les bistros, les dancings.

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A propos de l’identité nationale Janvier 2010

Quelques pages extraites de mon livre paru en 2008: "L'arrivée de mon père en France"  Et bien plus tard, tant d’années après l’enfance, alors que l’on venait de s’engager dans les deux dernières décennies du vingtième siècle, une ancienne rengaine fut remise au goût du jour. A nouveau on se mit à entendre ce que d’autres avaient entendu avant-guerre, dans les années trente du même siècle, oui à nouveau, comme dans les années trente, des voix s’élevèrent pour dénoncer ceux qui volent-le-pain-et-le-travail-des-Français, pour affirmer que l’identité nationale était menacée, pour décider ce qu’était être français. Cela commença par un murmure, du côté de Dreux, beffroi 12 ème siècle, église Saint-Pierre du 13ème, chapelle royale Saint-Louis du 19 ème, rues pittoresques, maisons à pan de bois… Et en surplomb, sur les plateaux, des cités aux noms bien de chez nous, Les Chamards, Les prod’hommes, Le lièvre d’or, cités, tours, HLM, et dans ces HLM, des travailleurs, des ouvriers, pas bien riches, qu’ils soient français ou pas...

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A propos de l’identité nationale..1996.

Extrait de mon livre : « Un chagrin politique » 1996. Où il est question d’identité nationale et d’identité française…
Etait-ce parce que j’étais moi-même fille d’immigré que j’ai vécu cette question comme une affaire personnelle? Sans doute. Encore que je fasse partie de ceux qui jugent qu’il y a des principes pour lesquels il faut se battre, même si leur mise en cause ne renvoie pas à une situation personnelle. Je n’ai jamais eu à souffrir d’avoir un père italien. Mais il est vrai qu’en entendant les propos sur les immigrés d’aujourd’hui, je ne pouvais m’empêcher de songer à ceux tenus avant-guerre à l’égard des immigrés italiens, ou aux émeutes anti-italiennes dans le sud-est de la France à la fin du siècle dernier. Ni aux réflexions entendues par ma mère lorsqu’elle épousa mon père, un « macaroni ».

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Douce France : rafles, rétentions, expulsions

Olivier LE COUR GRANDMAISON (dir.), Douce France : rafles, rétentions, expulsions , Paris : Seuil / RESF , oct. 2009

Résumé présenté par l’auteur

Nous connaissons les existences et les espoirs ruinés de ceux qui sont raflés placés en centre de rétention, puis forcés d’embarquer dans des avions ou des navires à destination de leur pays d’origine. Telle est la situation qui nous porte à écrire, telle est la raison d’être de ce livre : témoigner, penser, résister, autant que faire se peut. »

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