Sur ce blog des articles liés à l’actualité qui peuvent aussi avoir été publiés dans un journal ou sur un site, par exemple Mediapart ou Huffington post

La fabrique du néoféminisme

Il y a des termes fourre-tout, ils sont bien pratiques, ils permettent de tout confondre et de se dispenser de la complexité. Néo-féminisme en est un.Etre en désaccord avec tel ou tel courant féministe ou qui s’auto-qualifie ainsi et le critiquer est bien sûr un droit indiscutable. Ce qui l’est moins, ce sont les procédés mis en œuvre :  homogénéisation, généralisation, simplification, caricature, indifférence aux nuances, aux différences, aux distinctions.

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C’est par l’Iran de 1979 que j’ai commencé mon livre « Pour un féminisme universel »

Le 8 mars 1979 et les deux jours suivants, par milliers, des Iraniennes manifestaient dans les rues de Téhéran, refusant avec énergie et courage de se plier à l’injonction qui leur était faite par l’ayatollah Khomeiny, tout juste rentré dans son pays, de porter au moins un voile devant « couvrir la tête et le cou ». En 1979, des féministes de divers pays et pas seulement occidentaux, affirmèrent une solidarité politique avec les manifestantes iraniennes, ayant alors plus de lucidité à l’égard du régime qui s’annonçait que bien des gouvernements et bien des intellectuels ou militants d’extrême gauche qui n’avaient pour...

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Entretien dans Libération

Extrait de mon entretien publié par Libération (22 juillet 2022)

Pourquoi, selon vous, le corps des femmes est-il toujours attaqué, contrôlé par les hommes ?

Sans doute y a-t-il de nombreuses raisons et je vais en oublier car il faudrait des pages et des pages pour répondre à votre question. Je crois qu’à la base il y a quelque chose où se mêlent la frustration et la peur. Frustration, jalousie même relativement à la grossesse, d’où la valorisation, en compensation, des organes sexuels masculins et la dévalorisation des féminins. Peur de ne pas être le père de l’enfant à naître, d’où le contrôle. Mais peur aussi de la sexualité féminine, le «continent noir» de Freud à jamais mystérieux et subtil. D’où la domination, avec l’idée que la véritable sexualité, la sexualité de droit en quelque sorte, est la sexualité masculine, les femmes n’étant là que pour la satisfaire. Et la violence si elles refusent.

La suite https://www.liberation.fr/plus/les-violences-contre-les-femmes-sont-helas-universelles-20220722_HUZPFTFZTNBPHEKCSPMZ5LGN74/?redirected=1

Faire entrer les droits des femmes dans la définition de l’Etat de droit

Tribune parue dans Libération le 17 janvier 2022

La France a placé sa présidence du Conseil de l’Union européenne sous l’égide de trois termes : « puissance », « relance », « appartenance ». Prenons les au sérieux et allons au-delà d’un affichage rimé.
Si l’on entend par « puissance » non la domination mais la capacité à agir, à s’emparer de la complexité du présent, à préparer l’avenir, à se donner les moyens d’une indépendance et d’une souveraineté à plusieurs, alors il n’y a pas de « puissance » sans égalité entre les femmes et les hommes, c’est-à-dire sans abolition générale du patriarcat et de la domination masculine. Les inégalités entravent la « puissance » ainsi conçue, l’égalité la favorise.

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Le peuple aussi mérite le « sociétal »

Tribune que j’ai publiée dans Le Monde (27 décembre 2021)

C’est un refrain : la gauche aurait abandonné le « social » au profit du « sociétal », ce qui expliquerait que « les classes populaires » s’en détournent. Ce cliché qui se donne pour une analyse sociopolitique est repris à la fois par quelques farouches partisans d’un anticapitalisme radical, mais surtout par celles et ceux qui manient quasi quotidiennement cette opposition entre le social, qui serait du côté du peuple, et le sociétal, qui ne serait que du côté, au choix, des « élites », des « bobos », et autres tenants du « gauchisme culturel » ou du « wokisme ».

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La défense du patriarcat en défense de l’identité française

Mon article sur l’anti-féminisme identitaire d’Eric Zemmour

Dans le réquisitoire permanent que Zemmour dresse depuis plusieurs années, toujours avec les mêmes arguments, répétés de livre en livre, et qui se donne comme une analyse de ce qu’il appelle « la mort de la France » – mort qui relève en même temps d’un suicide et d’un assassinat –, la question des femmes tient une place aussi centrale que celle de l’immigration. L’antiféminisme de Zemmour ne relève pas seulement de la misogynie ou du sexisme, il est une composante fondamentale de ce qu’il préconise pour que la France redevienne ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être, selon lui : une nation catholique, sans immigrés et patriarcale. L’identité française se confond avec le patriarcat et la France n’est elle-même que patriarcale. Suite en ligne ou ci-dessous (mais sans les notes de bas de page)

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Eric Zemmour ou la haine des femmes

Je remets ici un extrait de l’analyse que j’avais faite du livre d’Eric Zemmour Le suicide français lors de sa parution en 2014. Car sa haine du féminisme et plus largement des femmes est l’un des points centraux de son idéologie.

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En Afghanistan comme ailleurs, prendre sa part d’un combat universel

Tribune publiée dans Libération 21 septembre 2021
https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/en-afghanistan-comme-ailleurs-prendre-sa-part-dun-combat-universel-20210920_URNO22PH6NHWZNGLHIB75YVMZA/

Il y a vingt ans, il n’était pas nécessaire d’être un expert en géopolitique pour comprendre, qu’après la chute du régime taliban, il était urgent et décisif, quel que soit le domaine d’action envisagé, de ne pas se concentrer sur Kaboul mais d’intervenir, en partenariat avec la population afghane, dans l’ensemble du pays. Pourtant le ministère français des Affaires étrangères de l’époque ne semblait voir que la capitale afghane. Pour ne prendre que l’exemple de l’aide éducative, il ne s’intéressait qu’à la réouverture des deux lycées franco-afghans, Esteqlal et Malalaï, situés en plein centre de Kaboul. L’idée d’aller reconstruire des écoles ailleurs lui était totalement indifférente.

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