Mots clés : genre

Sortir du manichéisme

Mon nouveau livre en librairie depuis le 3 mars 2016 SORTIR DU MANICHEISME

APRES CHARLIE, APRES LE 13 NOVEMBRE, APRES COLOGNE

Un livre pour celles et ceux qui sont fatigués des intimidations, des oppositions binaires, des affrontements dogmatiques. Autant d’affaiblissements face aux assassins. Autant d’impasses qui empêchent de penser le présent.

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14 février 2014 : Ne pas oublier la liberté

Chaque génération de féministes en fait hélas l’apprentissage. De la bêtise, de la manipulation, et pour une part plus réduite, de la saloperie. Le débat qui se joue depuis quelques semaines sur la scène médiatico-politique française en est la démonstration. Une fois de plus en effet il faut entendre ce que Simone de Beauvoir a entendu lors de la publication de son livre Le deuxième sexe dans les années 50, ce que d’autres avant elle avaient entendu, au long des décennies antérieures, ce que comme les autres filles du MLF, j’ai entendu dans les années 70 et que l’on entend encore, au grand étonnement des jeunes et dynamiques féministes d’aujourd’hui : qu’il faut s’en tenir à la nature, qu’oser affirmer qu’il y a une part culturelle et donc construite dans ce qui s’appelle le masculin et le féminin annule la différence des sexes, que l’égalité entre les hommes et les femmes fait perdre à ces dernières leur féminité… Autant de répétitions, décennie après décennie, siècle après...

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Le masculin ne l’emportera pas au paradis Octobre 2013

Le masculin ne l’emportera pas (au paradis !) Article publié dans la revue La Faute à Rousseau, octobre 2013

En ce temps-là, on ne parlait pas de genre. Le mot était certes utilisé mais peu dans l’acception qui aujourd’hui agite tant certains esprits. On le trouvait, par exemple, dans la chute si terrible et drôle à la fois d’Un amour de Swann : « Dire que j’ai gâché des années de ma vie, que j’ai voulu mourir, que j’ai eu mon plus grand amour pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n’était pas mon genre ! »
Ou encore dans cette expression « avoir mauvais genre », sans qu’il soit alors vraiment précisé ce que « mauvais » signifiait. Et encore évidemment dans la grammaire qui distinguait le genre masculin et le genre féminin et qui décidait : le masculin l’emporte. Ce qui continue, hélas !

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