Mots clés : harcèlement

A propos de #MeToo et de quelques autres enjeux…

Mon entretien avec Amélie Quentel en ligne sur site Les Inrocks, où il est question de #MeToo, donc de la lutte contre le harcèlement, les violences, mais aussi des bêtises énoncées à son sujet, des confusions délibérément entretenues entre la séduction et le harcèlement,de la stupide opposition entre le « social » et le « sociétal », mais encore du secrétariat d’Etat à l’égalité femmes/hommes…

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Le féminisme au-delà des féministes

Article paru dans l’Humanité daté du 8 mars 2018 dans le dossier Le mouvement #MeToo fait-il date dans le combat féministe?

Que se passe-t-il depuis cinq mois, à quoi assistons-nous, à quoi participons-nous ? À une dénonciation du harcèlement sexuel, des violences contre les femmes, du viol ? Oui bien sûr. Est-ce nouveau ? Non.

Dans les années MLF du siècle précédent, ces thématiques ont donné lieu à bien des écrits, des actions, des manifestations. Et, dans les décennies suivantes, elles ont continué à être à l’ordre du jour du mouvement féministe. J’ajoute qu’en ces divers moments les accusations lues et entendues depuis octobre dernier étaient déjà formulées, assénées, balancées : délation, moralisme, puritanisme, guerre des sexes et/ou annulation de leur différence, émasculation des hommes, fin de la séduction, autant de rengaines qui traversent décennies et même siècles à chaque épisode de l’émancipation des femmes, à chaque progrès de leurs droits. Et même l’accusation de racisme, entendue à l’automne dernier à propos de la dénonciation du harcèlement de rue, était aussi en vogue lors des luttes contre le viol au mitan des années 1970.

Alors qu’est-ce qui est nouveau ? Ou plutôt important, et peut-être décisif dans les diverses campagnes #Metoo ou #Balancetonporc ? Au moins deux choses. (suite…)

Harcèlement : desserrer l’étau idéologique

En lisant la tribune publiée le 27 septembre par Libération, titrée « Contre la pénalisation du harcèlement de rue », j’ai rajeuni de plus de 40 ans. Ce n’est pas forcément désagréable, quoique l’aspect répétitif lasse quand même un peu !
Les signataires qui se présentent comme « des féministes et chercheur-es sur les violences de genre », fonctionnent en effet avec un logiciel déjà rencontré dans les années antérieures. On s’affiche féministe et contre le harcèlement, mais quand il s’agit de le combattre, et de dire ça suffit, y compris en passant par la pénalisation, on explique doctement que la pénalisation du harcèlement de rue aboutira à forcément désigner et forcément stigmatiser les « hommes des classes populaires et racisées », je cite.

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