Martine Storti

On ne nait pas médecin, on le devient

Passionnante biographie du professeur Hippolyte Bernheim par Cathy, sa petite nièce du même nom « On ne naît pas médecin, on le devient », déclare le Professeur Hippolyte Bernheim lors de sa leçon inaugurale à la faculté de médecine de Nancy en 1873. À 33 ans, à peine plus âgé que ses élèves, il veut exercer une médecine ouverte à toutes les innovations, mais aussi et surtout enracinée dans l'expérience des malades. C'est l'époque où l'art médical devient technique, le médecin, ingénieur. De nombreuses découvertes ont eu lieu, quipermettentde mieux comprendre comment agissent les microbes, les bactéries, les virus. Pour contrebalancer cette médecine de laboratoire, Hippolyte Bernheim explore avec système, humour et conviction les rapports entre le corps et l'esprit, la raison et la folie, la maladie et la santé. Il le fait au moyen d'une pratique ancienne mais longtemps décriée : l'hypnose.Véritable virtuose, Hippolyte Bernheim est bientôt connu dans l'Europe entière, et même au-delà. Le jeune Freud vient prendre des leçons dans son service....

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A propos du 10 mai 81…

Donc ce sont les cérémonies du trentième anniversaire, celui de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, le 10 mai 1981. Ce fut en effet un jour de joie dont on peut avoir la nostalgie. Mais on ne peut pas faire comme si nous étions encore en mai 81. On ne peut pas faire comme si la suite n’avait pas eu lieu. On ne peut pas faire comme si, avec la décennie 80, ne commençait pas ce qui n’a fait que se développer depuis. Mitterrand connut une fin de règne terrible, la maladie, les scandales, les révélations successives. Nombre de mitterrandolâtres sont alors devenus mitterrandophobes. Il convient, à mon sens, d’être ni l’un ni l’autre. Mais ce n’est pas parce que les socialistes espèrent gagner les élections présidentielles l’année prochaine qu’ils doivent perdre tout esprit critique à l’égard de François Mitterrand et renoncer à ce « droit d’inventaire » qu’ils s’étaient, un temps, autorisé. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui Sarkozy est en effet un grotesque président de...

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Univers-elles 8 mars 2011 féminisme international

UNIVERS-ELLES   Il y a un an, à l’occasion du 8 mars 2010, la célébration des 40 ans du mouvement de libération des femmes commençait. Il n’était pas écrit d’avance que les 40 ans du MLF serait objet et sujet d’un anniversaire. A-t-on fêté les 10 ans, les 20 ans, les 30 ans ? Non, tandis qu’à chaque décennie revenait la célébration de mai 68. Donc il n’y a pas eu les 10 ans, les 20 ans, les 30 ans du MLF, mais il y a eu les 40 ans. Pourquoi ? Parce que quelques-unes l’ont décidé. Les 40 ans furent avant tout le fruit d’une décision. Elle aurait pu ne pas être prise. Elle l’a été. C’est ainsi : quelque chose arrive parce qu’on le décide. Et parce que cette décision a été prise, d’autres, nombreuses, multiples, ont suivi : décisions de faire des expositions de photos, ou de projeter des films, ou d’organiser des débats, ou de réaliser des documentaires, des émissions de radio et de télés, ou de...

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Dans le cadre du cycle Les femmes s’entêtent

Conférence débat Martine Storti, Rachel Guimbaud, le 25 novembre 2010 à Lyon

Dans le cadre du cycle Les femmes s’entêtent

Actualité de Maupassant

Actualité de Maupassant
Nous assistons, certes, depuis quelques années à un déplacement de la conscience. La morale change. La morale est pareille aux bancs de sable des rivières : elle se promène ; elle est tantôt ici et tantôt là, s’élève en montagne au-dessus du courant des moeurs et des instincts, forme des obstacles infranchissables en certains points ; puis s’aplanit et l’onde humaine se remet à couler librement, barrée plus loin par une dune mouvante.

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A propos des 40 ans du MLF

http://www.bm-lyon.fr/spip.php?page=video&id_video=485