Martine Storti

A propos de l’identité nationale Janvier 2010

Quelques pages extraites de mon livre paru en 2008: "L'arrivée de mon père en France"  Et bien plus tard, tant d’années après l’enfance, alors que l’on venait de s’engager dans les deux dernières décennies du vingtième siècle, une ancienne rengaine fut remise au goût du jour. A nouveau on se mit à entendre ce que d’autres avaient entendu avant-guerre, dans les années trente du même siècle, oui à nouveau, comme dans les années trente, des voix s’élevèrent pour dénoncer ceux qui volent-le-pain-et-le-travail-des-Français, pour affirmer que l’identité nationale était menacée, pour décider ce qu’était être français. Cela commença par un murmure, du côté de Dreux, beffroi 12 ème siècle, église Saint-Pierre du 13ème, chapelle royale Saint-Louis du 19 ème, rues pittoresques, maisons à pan de bois… Et en surplomb, sur les plateaux, des cités aux noms bien de chez nous, Les Chamards, Les prod’hommes, Le lièvre d’or, cités, tours, HLM, et dans ces HLM, des travailleurs, des ouvriers, pas bien riches, qu’ils soient français ou pas...

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A propos de l’identité nationale..1996.

Extrait de mon livre : « Un chagrin politique » 1996. Où il est question d’identité nationale et d’identité française…
Etait-ce parce que j’étais moi-même fille d’immigré que j’ai vécu cette question comme une affaire personnelle? Sans doute. Encore que je fasse partie de ceux qui jugent qu’il y a des principes pour lesquels il faut se battre, même si leur mise en cause ne renvoie pas à une situation personnelle. Je n’ai jamais eu à souffrir d’avoir un père italien. Mais il est vrai qu’en entendant les propos sur les immigrés d’aujourd’hui, je ne pouvais m’empêcher de songer à ceux tenus avant-guerre à l’égard des immigrés italiens, ou aux émeutes anti-italiennes dans le sud-est de la France à la fin du siècle dernier. Ni aux réflexions entendues par ma mère lorsqu’elle épousa mon père, un « macaroni ».

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Douce France : rafles, rétentions, expulsions

Olivier LE COUR GRANDMAISON (dir.), Douce France : rafles, rétentions, expulsions , Paris : Seuil / RESF , oct. 2009

Résumé présenté par l’auteur

Nous connaissons les existences et les espoirs ruinés de ceux qui sont raflés placés en centre de rétention, puis forcés d’embarquer dans des avions ou des navires à destination de leur pays d’origine. Telle est la situation qui nous porte à écrire, telle est la raison d’être de ce livre : témoigner, penser, résister, autant que faire se peut. »

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Roman Polanski, Kouchner, Mitterrand…septembre 2009

On peut juger que la récente arrestation de Roman Polanski en Suisse relève non d'un souci de justice mais d'un règlement de comptes helvético-américain qui n'a rien à voir avec Polanski. On peut demander pourquoi cette arrestation maintenant et pas plus tôt alors que Polanski va en Suisse fréquemment, y possédant une maison, nous dit-on. On peut estimer que la justice américaine fait preuve d'acharnement à son égard. Ou que même non jugée une affaire peut être prescrite et que 30 ans est une durée raisonnable. On peut aussi penser qu'après tout, puisque la victime, contre espèces sonnantes et trébuchantes, a retiré sa plainte, il conviendrait d'en rester là. Oui, on peut admettre toutes ces remarques. Admettre ne veut pas dire nécessairement les partager, juste les trouver admissibles, pouvant être prises en compte, sinon en considération. En revanche ce qui est inadmissible, en tout cas moi je me permets de ne pas l'admettre, ce sont les arguments utilisés pour "défendre Polanski". Comment faire ça à...

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14 juillet, du pain et des jeux (12 juillet2009)

La crise, quelle crise? Vous êtes une association, vous avez un projet, vous espérez une subvention de l'Etat ou d'une collectivité territoriale, n'y comptez pas trop, c'est la crise, les caisses sont vides, nous dit-on, on ne peut plus rien financer, faut se serrer la ceinture… Caisses vides, mais quand même assez pleines pour financer les incontournables fêtes du 14 juillet. Je ne parle même pas du défilé, dont je ne saurais même pas dire le coût, ni de la réception à l'Elysée, ni des diverses réceptions dans les mairies, les ambassades, les consulats… Non je parle des festivités parisiennes, telles que nous les présente Le Monde dans son édition des 12 et 13 juillet. Côté Etat c'est le concert de Johnny Hallyday au Champ-de-mars, choix de la vedette par le président soi-même, 700000 personnes annoncées, coût de l'opération, dit Le Monde, 1,9 million d'euros pris sur les deniers du ministère de la culture. A quoi il faut ajouter les dégâts probables que subiront les...

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En Iran, mars et avril 1979

En 1979, du 18 mars au 2 avril j’étais en Iran. C’était juste après les manifestations des femmes qui, dans les rues de Téhéran, avaient montré leur opposition au tchador et juste au moment de la campagne relative au réferendum sur la République islamique.
Au printemps 2009, au moment des manifestations en Iran et des réunions ou meetings de soutien en France, j’ai ouvert le carton « Iran ». J’ai retrouvé des tracts de l’époque, des coupures de presse, des photos, j’ai retrouvé mes notes, nombreuses, faites d’entretiens en particulier avec des femmes iraniennes, féministes ou non, musulmanes ou non. Sans doute ferais-je quelque chose de ces notes.
J’ai retrouvé aussi les articles alors écrits qui donnent une idée et de la réalité sinon iranienne du moins téhéranaise du moment et de l’approche que j’ai pu alors en avoir.
Il me semble qu’ils peuvent à tout le moins avoir quelque intérêt pour celles et ceux qui ne sont pas indifférents à l’Iran, aux luttes que d’autres femmes et d’autres hommes mènent à nouveau pour leur liberté et une vie meilleure.

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Julien Dray, Pierre Beregovoy, Pierre Berge… 28 juin 2009

Il se peut que Julien Dray, co-fondateur de SOS-Racisme, député socialiste de l'Essonne, ex porte-parole du PS, soit innocent des malversations dont il est soupçonné, soit d'avoir perçu sur ses comptes bancaires personnels des fonds provenant de SOS-Racisme et de la Fédération indépendante démocratique et lycéenne (Fidl). Il se peut aussi que cette accusation soit en fait une "manipulation", ainsi qu'il l'affirme. Je l'ignore. Mon propos n'est pas de savoir si Julien Dray est innocent ou coupable, il est de faire un court commentaire d'un entretien publié par le Nouvel Observateur dans son dernier numéro, et titré "Dray met les pendules à l'heure".    En fait de pendules et d'heure, on est édifié. Si l'on comprend bien, Julien Dray a été obligé d'emprunter de l'argent à ses deux amis de SOS-Racisme parce que son salaire  – 15 000 euros par mois, nous dit-on – ne lui permet pas de faire face notamment à toutes ses charges, notamment de famille, avec trois enfants auxquels, parce qu'il est...

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A propos de la série Ecoles en France 2006

Article publié en avril 2006 par la revue du CNDP Télédoc
D’avance on s’en était réjoui. Comment ne pas se réjouir, en effet, à la perspective de passer presque quatre heures dans la compagnie d’enfants, de partager un peu de leur quotidien scolaire en pénétrant dans ce lieu si fermé aux adultes, quand ils ne sont pas enseignants, qu’est la classe ? Comment ne pas approuver aussi cette envie, précisée d’emblée dans le commentaire, de comprendre pourquoi, selon ce qu’affirme une enquête de l’OCDE de 2003, « les enfants français sont les plus stressés du monde développé », ou encore pourquoi, c’est le commentaire encore qui le dit, « 15 % des élèves sortent de l’école élémentaire en maîtrisant mal la lecture et l’écriture » ?

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