Martine Storti Site

Le droit à l’avortement doit enter dans la définition de l’Etat de droit

Ma tribune dans l’Express 4 septembre 2021

« La loi du cœur qui bat » (« Heart beat act »), tel est le titre de la loi votée au Texas en mai dernier (et non suspendue par la Cour suprême des Etats-Unis ce qui revient à la valider) qui interdit l’avortement,  même en cas de viol ou d’inceste, au-delà de 6 semaines de grossesse, soit une période où de nombreuse femmes ne savent même pas qu’elles sont enceintes !
Souci des battements à peine perceptibles du cœur d’un fœtus, respect de la vie comme l’avancent les opposants à l’IVG ? Plutôt farouche opposition à la liberté des femmes, celle de choisir si elles veulent ou non conduire une grossesse à son terme.
Mais surtout reprise, poursuite de ce qui se joue depuis des siècles, depuis des millénaires, partout dans le monde, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures : le contrôle du corps des femmes et de leur sexualité, ce « continent noir «  dont parlait Freud, si mystérieux, à la fois si dévalorisé et si jalousé, dans un mélange de peur et de fascination qui est bien l’une des origines de la domination patriarcale.

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Pour un féminisme universel (Le Seuil)

POUR UN FEMINISME UNIVERSEL  République des idées/Seuil    112 pages. 11,8euros
Ce n’est pas parce que la ligne de crête est un chemin présentant quelques dangers qu’il ne faut pas l’emprunter

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Tribune dans Libération à propos de la non mixité, des années 1970 à aujourd’hui

Paru sur site le 23 mars et sur version papier le 30 mars

Il y a quarante-cinq ans, en mars 1976, se tenait à Bruxelles le Tribunal international des crimes contre les femmes, avec près d’un millier de participantes, venues de nombreux pays pour témoigner des multiples violences subies et des multiples manières de les combattre. Sur quoi les comptes rendus de plusieurs médias de l’époque insistèrent-ils en priorité ? Sur le fait que les cinq journées étaient interdites aux hommes, fussent-ils journalistes. La non-mixité de sexe se transformant même, par exemple pour Paris Match – j’ai l’article sous les yeux – en «tribunal anti-hommes». On devine que si avaient alors existé Internet, réseaux sociaux et chaînes d’infos en continu, ledit tribunal les aurait occupés un moment !

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Entretien à la maison de Colette