Catégorie Nouveautés

A propos des rencontres de Genre en action : Quand la confusion politique ne profite pas au féminisme

A propos des rencontres internationales Féministes ou non ?
Organisées par le réseau Genre en action et Assaida Al Horra

(du 5 au 7 décembre 2013)

Quand la confusion politique ne profite pas au féminisme

Ce n’était pas a priori une mauvaise idée que d’organiser dans un pays d’Afrique du Nord une rencontre internationale afin que « les féministes, je cite les propos introductifs de Claudie Vouhé, présidente de Genre en action, s’emparent des sujets qui font polémiques ».

Lire la suite...

Au liban on les appelles les déplacé-es

Les femmes syriennes et palestiniennes réfugiées au Liban, victimes et actrices, enfermées dans la tradition et en rupture forcée avec elle. Au Liban, on les appelle plutôt les « déplacé-es » Toute de noir vêtue, seul son visage est visible, visage fin, fatigué, traits tirés, mais je vois bien qu’elle est jeune, très jeune même, 17 ans, peut-être 18, et dans ses bras un enfant auquel je ne donne pas plus de quelques jours, elle mendie avec son nouveau né dans une rue de Beyrouth, une mendiante parmi d’autres mendiants, c’est l’une des premières choses que l’on vous dit à propos des réfugiés syriens lorsque vous arrivez à Beyrouth, « maintenant il y a de la mendicité » (mais je verrai moins de mendiants dans les rues de la capitale libanaise que dans celles de Paris). Je ne saurai jamais comment cette jeune femme est arrivée à Beyrouth ni comment elle y vit, juste savoir qu’elle est l’une parmi plus d’un million d’autres. Un million, (peut-être même est-ce davantage),...

Lire la suite...

Lampedusa : de pire en pire

Lampedusa : j’y suis allée en 2006, lorsque j’écrivais L’arrivée de mon père en France, déjà et depuis des longtemps, les naufrages, les morts, les larmes de crocodile… 2013, sept ans plus tard, rien n’a changé, pardon, si cela a empiré !

Ci dessous un extrait de « L’arrivée de mon père en France »

Lire la suite...

Non à la purification

On a voté Hollande, il a été élu, on a eu les droits des femmes plutôt que l’identité nationale, le mariage pour tous plutôt que le curé vaut mieux que l’instit, une justice qu’on laisse travailler plutôt que des procureurs aux ordres et des juges d’instruction harcelés, des medias plutôt indépendants du pouvoir politique. C’est déjà ça et ce n’est pas rien.

Lire la suite...

8 mars 2013 : dans l’Humanité

De l’impossibilité de répondre à la question posée

1- Merci à l’Humanité de nous offrir cette tribune. D’emblée une remarque : pourquoi ne s’adresser qu’à la ministre des droits des femmes alors que c’est l’ensemble du gouvernement qui mène telle ou telle politique et que, s’agissant du sujet traité, il conviendrait d’interpeller Premier ministre et président de la République, histoire de les impliquer dans le « concret », pour reprendre l’adjectif utilisé.

Lire la suite...

Sexisme ordinaire…

Dans une tribune publiée par le Monde daté du mardi 25 septembre, messieurs Claude Allègre et Denis Jeambar souhaitent que souffle en France « le vent du débat » afin que la démocratie avance, mais oui, et que des réformes soient effectuées. Deux thématiques leur importent particulièrement : la réforme du Sénat et la parité. Les effets actuels de cette dernière, selon nos réformateurs, sont néfastes, en particulier dans la formation du gouvernement, parce qu’on « ne choisit plus les ministres en fonction de leurs compétences, mais de leur sexe. » Et d’ajouter : « cette parité ministérielle est une approche peu gratifiante pour les femmes. » Précision précieuse et éclairante : pour nos deux compères, on l’aura compris, ce sont bien sûr les hommes qui sont nommés pour leur compétence, et les femmes pour leur sexe !

Lire la suite...

Discours de soutien Martine Aubry

Intervention au meeting de Martine Aubry, Lille, 13 octobre 2011

Puisque je viens d’être présentée comme une militante féministe, et même un peu canal historique, vous vous attendez sans doute à ce que je dise : je vote Martine Aubry parce qu’elle est une femme. Eh bien non, autant le dire d’emblée, je ne vote pas Martine Aubry parce qu’elle est une femme. En effet le fait d’être une femme n’est pas suffisant, ce n’est pas en soi une garantie de progrès, de justice. Ainsi Marine Le Pen est une femme et jamais je ne voterai pour elle.

Lire la suite...

Je ne suis pas allée place des Vosges

Oui le viol est un crime et trop souvent il n’est pas considéré comme tel par la justice.
Oui trop de femmes ont peur de porter plainte parce qu’elles ont honte d’avoir été violées ou parce qu’elles pensent qu’on – la police, la justice – ne va pas les croire.
Oui la parole des femmes est trop facilement mise en doute.
Oui plusieurs réactions énoncées au moment de l’arrestation de Dominique Strauss Kahn ont été scandaleusement sexistes et misogynes.

Lire la suite...

A propos du 10 mai 81…

Donc ce sont les cérémonies du trentième anniversaire, celui de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, le 10 mai 1981. Ce fut en effet un jour de joie dont on peut avoir la nostalgie. Mais on ne peut pas faire comme si nous étions encore en mai 81. On ne peut pas faire comme si la suite n’avait pas eu lieu. On ne peut pas faire comme si, avec la décennie 80, ne commençait pas ce qui n’a fait que se développer depuis. Mitterrand connut une fin de règne terrible, la maladie, les scandales, les révélations successives. Nombre de mitterrandolâtres sont alors devenus mitterrandophobes. Il convient, à mon sens, d’être ni l’un ni l’autre. Mais ce n’est pas parce que les socialistes espèrent gagner les élections présidentielles l’année prochaine qu’ils doivent perdre tout esprit critique à l’égard de François Mitterrand et renoncer à ce « droit d’inventaire » qu’ils s’étaient, un temps, autorisé. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui Sarkozy est en effet un grotesque président de...

Lire la suite...

Univers-elles 8 mars 2011 féminisme international

UNIVERS-ELLES   Il y a un an, à l’occasion du 8 mars 2010, la célébration des 40 ans du mouvement de libération des femmes commençait. Il n’était pas écrit d’avance que les 40 ans du MLF serait objet et sujet d’un anniversaire. A-t-on fêté les 10 ans, les 20 ans, les 30 ans ? Non, tandis qu’à chaque décennie revenait la célébration de mai 68. Donc il n’y a pas eu les 10 ans, les 20 ans, les 30 ans du MLF, mais il y a eu les 40 ans. Pourquoi ? Parce que quelques-unes l’ont décidé. Les 40 ans furent avant tout le fruit d’une décision. Elle aurait pu ne pas être prise. Elle l’a été. C’est ainsi : quelque chose arrive parce qu’on le décide. Et parce que cette décision a été prise, d’autres, nombreuses, multiples, ont suivi : décisions de faire des expositions de photos, ou de projeter des films, ou d’organiser des débats, ou de réaliser des documentaires, des émissions de radio et de télés, ou de...

Lire la suite...